Un homme affolé frappe à la porte du couvent avec sa fillette dans les bras. La Mère Supérieure reconnaît tout de suite monsieur Cheng, un militant des droits de l’homme qu’elle a bien connu autrefois quand elle était missionnaire en chine. Elle lui ouvre grand ses bras ainsi qu’à sa jolie petite Sue-Li de neuf ans. Pour la religieuse le droit d’asile est sacré. Seulement le malheureux Cheng est en totale panique: un homme a été tué à son travail (il fait des ménages la nuit dans les bureaux). Il jure qu’il n’y est pour rien, il a d’ailleurs appelé la police avant de se raviser et de raccrocher, persuadé qu’on allait l’accuser. Mais pourquoi donc, si vous n’avez rien fait ? intervient Thérèse. Cheng explique embarrassé qu’il a touché l’arme du crime, un extincteur plein de sang qu’il a ramassé dans la pénombre après s’être cogné dedans, en plus il n’y avait que lui dans les locaux à cette heure. Bien qu’étant en situation régulière, il a peur pour sa petite fille qu’on l’envoie en prison. Thérèse rassure l’homme de ménage : elle connaît à la pj un policier de ses amis qui saura l’écouter. Mais pas question de police pour Mr Cheng. Il répète qu’il ne connaît pas la victime, mais avec ses empreintes partout, on ne le croira jamais. Face à cette situation délicate, Sœur Thérèse propose de retourner avec lui sur les lieux pendant que la Communauté s’occupera de sa fillette.

Seulement arrivés sur les lieux, Thérèse et Mr Cheng tombent sur Gérard qui a été alerté par le concierge. Elle affirme qu’elle passait là par « hasard », hasard dont Gérard n’est pas dupe. Il se réjouit toutefois de voir que le protégé de Thérèse lui a menti. Car il est rapidement établi que Cheng connaissait la victime, un certain Clément Pottier, juriste dans une ONG spécialisée dans l’aide aux Mal-logés et précaires. Il sera même prouvé que Clément Pottier venait de trouver un logement HLM à Cheng.

Thérèse est consternée : pourquoi Cheng leur a-t-il menti en affirmant qu’il ne connaissait pas la victime? Qu’est-ce qu’il cache à la police qu’il ne saurait même confier à sa bonne amie la Mère Supérieure ? Face à ses contradictions, Cheng se mure dans le silence. Pour Gérard, le motif du crime est tout trouvé, Clément Pottier s’est fait dépouiller, il s’agit donc d’un crime crapuleux. Reste à Cheng à le reconnaître. Mais Thérèse y voit une autre contradiction : pourquoi l’homme de ménage aurait-il tué son bienfaiteur, de surcroît dans le local technique qui le désigne comme l’assassin ?

En dépit de ses doutes sur la sincérité de Cheng, Thérèse voit bien que sa ligne de défense ne vise qu’à protéger quelqu’un ou quelque chose. La sœur n’aura de cesse de savoir qui et quoi. Grâce au GPS de la voiture de Pottier, Thérèse parviendra à reconstituer les trajets et l’emploi du temps de ce dernier jusqu’à son rendez-vous avec la mort.

Thérèse mettra ainsi à jour une filière d’embauches sauvages dirigée par un patron d’agence intérim qui plaçait à la journée des tavailleurs précaires à 3 euros de l’heure, en échange de leur passeport. Le patron véreux, confondu par Thérèse, finira par reconnaître que Clément Pottier avait découvert son trafic humain, mais qu’il lui restait à en apporter la preuve avec le témoignage de Cheng ; celui-ci s’y refusant jusqu’alors, au prétexte que la moitié de sa famille venue de Chine n’avait que ça pour vivre. Car trois euros de l’heure c’est mieux que rien quand on n’a rien.

Après plusieurs pistes qui conduiront les enquêteurs dans le monde souterrain de cette nouvelle forme d’esclavagisme moderne, Thérèse réussira à vaincre les peurs de Cheng et l’odieux trafic sera démonté, la filière démantelée, et l’assassin sous les verrous.