Soeur Thérèse est appelée à l’aide par une femme d’une cinquantaine d’années, accompagnée d’un petit garçon de huit ans : sa fille, Corinne, mère du petit Théo, a mystérieusement disparu il y a trois mois. La police n’a rien trouvé... Thérèse comprend que c’est Gérard qui lui a envoyé sans prévenir ! Il ne lui en faut pas plus pour débouler au Quai des Orfèvres.

Gérard, lui, a d’autres préoccupations : il doit partir en vacances au Maroc avec son amie Lucie dans deux jours. Les premières vacances de sa vie ! Il est donc très disposé à suivre l’avis du capitaine Colin, le patron du SRPJ de Cergy, qui a conclu à une disparition volontaire de Corinne Delorme et son compagnon Marco. Deux marginaux sans attaches vivant sur un terrain vague dans un mobile-home. Théo, le fils de Corinne, étant lui-même élevé par sa grand-mère. Malgré tout, Gérard se laisse persuader par Thérèse d’aller faire un tour sur le lieu d’habitation du couple.

Un lieu qui, grâce à l’esprit d’observation hypertrophique de Thérèse, devient très vite le lieu d’un crime : un corps est découvert sous un arbuste, celui de Marco.

Pour Gérard comme pour Colin, tout désigne Corinne : l’arme du crime , un couteau de cuisine, le passé de toxicomane de Corinne, la violence de Marco dont témoigne le seul voisin, Maurice Fargeat. Tout sauf, deux infimes détails qui échappent à tout le monde sauf à Soeur Thérèse : une main étrangère serait intervenue sur les lieux du meurtre pour dissimuler le meurtre et faire croire à une disparition volontaire. Une main qui s’avère être celle du jeune et timide Lieutenant Leclerc, adjoint de Colin. Leclerc, piégé, est forcé d’avouer sa complicité : appelé par Corinne, il a enterré Marco, puis l’enquête. Depuis trois mois, il planque Corinne et refuse de croire à sa culpabilité.

Pourtant, tout accuse Corinne. A commencer par sa cavale. Gérard est prêt à utiliser Théo pour arrêter sa mère, au risque de provoquer l’irréparable entre lui et Thérèse, soucieuse avant tout de préserver un enfant de l’arrestation de sa mère sous ses yeux.

Contre Gérard, Thérèse, sans la moindre preuve, avec pour seules armes sa foi et son courage, va devoir prouver l’innocence de la jeune femme.